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LA VIE DU GROUPE DE MAI A SEPTEMBRE 2017

12 mai- Le parquet brésilien demande la suspension d'un projet d'exploration pétrolière auquel participe Total à l'embouchure de l'Amazone, le temps d'évaluer l'impact environnemental sur des récifs coralliens car l’Agence environnementale brésilienne (Ibama) invoque des lacunes dans l’étude d’impact environnemental présentée par Total. Le Groupe nie ces accusations et assure au contraire que le puits le plus proche se trouve à 28 km des récifs et que les enquêtes publiques confirment l'absence d'impact environnemental.
12 mai- Après trois ans de travaux de reconversion, Total inaugure sa nouvelle plateforme pétrochimique de Carling - Saint-Avold (Moselle). La plateforme est passée d’un site produisant des commodités, fortement concurrencées, à un site à plus forte valeur ajoutée répondant aux besoins du marché. En 2013, le Groupe s’était engagé dans un plan d’adaptation ambitieux du site de Carling. Total précise que l’adaptation de cette plateforme s’est faite sans licenciement, ni mobilité forcée.
12 juin-Total annonce son intention d’investir dans des projets d’infrastructure de gaz et d’électricité au Maroc et en Afrique du Sud. Le Maroc prévoit de construire un projet d’une valeur de 4,6 Md$, qui comprend l’importation de plus de 7 Md m3 de gaz d’ici 2025, la construction d’une jetée, d’un terminal, de pipelines et de plusieurs centrales électriques à gaz avec capacité de production allant jusqu’à 2 400 mégawatts. Total est également intéressé par un projet similaire en Afrique du Sud, où le gouvernement prévoit le développement du l’énergie gazière grâce à un projet qui nécessitera 1,6 Mta d’importations de gaz.
13 juin-
Total signe avec l'entreprise française Ecoslops un accord prévoyant l'implantation d'une unité de régénération de résidus d'hydrocarbures issus du transport maritime sur sa raffinerie en pleine reconversion à La Mède (sud de la France).
18 juin- Total signe un accord avec les sociétés Providence Resources et Sosina pour acquérir 50% des intérêts et le rôle d’opérateur d’un bloc situé au Sud du bassin de Pocupine au large de l’Irlande, à 1300 m de profondeur. Il est actuellement détenu à 80% par Providence, l’opérateur, et à 20% par Sosina.
21 juin- Patrick Pouyanné déclare réfléchir à la possibilité pour TOTAL de vendre directement du gaz et de l'électricité aux particuliers sous la marque du groupe. Le groupe, qui compte accroître d'ici à 2035 sa présence dans la chaîne du gaz, de l'électricité et des énergies renouvelables, a racheté en 2016 Lampiris, un fournisseur belge qui lui a permis de mettre un pied dans la fourniture de gaz et d'électricité aux particuliers en Belgique et en France.
21 juin- Lors de l’AG du 26 mai 2017, Total a décidé de fixer le dividende à verser au titre de l'exercice 2016 à 2,45 € par action, et a donné à chaque actionnaire le choix de recevoir le paiement du solde du dividende 2016 de 0,62 € par action en numéraire ou en actions nouvelles de la Société. A la clôture de la période d’option le 14 juin, 52% des droits ont été exercés en faveur du solde du dividende de l’exercice 2016 en actions. 17 801 936 actions nouvelles seront émises, représentant 0,7% du capital de la Société sur la base du capital existant à la date du 31 mai 2017. Le prix d’émission des actions nouvelles émises en paiement de ce solde a été fixé à 44,86 euros. Le montant du solde du dividende 2016 à verser en numéraire aux actionnaires n’ayant pas retenu l’option du paiement du solde du dividende 2016 en actions s’élève à 731 M€.
27 juin- P. Pouyanné déclare qu’il ne compte pas investir dans la région des schistes aux US, malgré l’essor spectaculaire de la région en termes de production de pétrole et de gaz. Il estime que les coûts d’entrée dans la région sont devenus beaucoup trop importants. En revanche, M. Pouyanné cherche à exploiter d’autres réserves à bas coût ailleurs, dont la région des schistes en Argentine et les puits en eaux profondes dans le Golfe du Mexique.
3 juillet- Total devient la première compagnie occidentale pétrolière - la troisième grande entreprise française après PSA et Renault - à revenir en Iran. Le Groupe, qui dirige un consortium international avec la compagnie chinoise CNPCI, a en effet conclu un accord avec NIOC pour développer un important champ gazier off-shore (South Pars).
Le projet comprend deux étapes: la première verra le forage de 30 puits, la construction de 2 plateformes et l'installation de 2 lignes de connexion à des installations de traitement à terre déjà existantes. Ultérieurement, une seconde phase prévoit la mise en place d'installations de compression offshore. Le montant du projet s'élèverait à 6 milliards de dollars selon le ministère iranien du Pétrole. Le groupe pétrolier détiendra 50,1% des parts du consortium qui exploitera le champ gazier, suivi du groupe China National Petroleum Corporation (CNPCI) avec 30% et de l'Iranien Petropars (19,9%), a annoncé Gholamreza Manouchehri, vice-président de la Compagnie nationale iranienne de pétrole (NIOC) dont dépend Petropars.
Total espère que cet accord ouvrira d'autres «opportunités» dans les secteurs pétrolier, gazier et pétrochimique de l'Iran. Téhéran dispose, en effet, des deuxièmes réserves mondiales de gaz après la Russie et des quatrièmes réserves mondiales de pétrole. De son côté, Téhéran, qui a besoin d'énormes investissements étrangers, espère que l'arrivée effective de Total encouragera d'autres compagnies occidentales et asiatiques à sauter le pas. Cette signature intervient malgré la position hostile de Washington qui a rendu difficile la normalisation des relations économiques de l'Iran avec le reste du monde, notamment à cause de la réticence des grandes banques internationales de travailler avec Téhéran par crainte de sanctions ou de mesures punitives de Washington.
3 juillet- Ardian annonce avoir racheté à Total et BP 44% de la Société du Pipeline Méditerranée Rhône (SPMR), qui gère 760 km d'oléoducs dans le sud-est de la France
7 juillet- TOTAL démarre la production d’éthylène à partir d’éthane sur la plateforme Raffinage-Chimie Anvers. Total a investi 50 M€ dans la modernisation et la logistique du site afin qu’il puisse importer 200Mkg/an d’éthane de Norvège par bateau et permettre une meilleure flexibilité d’approvisionnement entre éthane, butane et naphta
10 juillet- Total Marine Fuels Global Solutions (TMFGS), et la société Brittany Ferries (BAI) signent un contrat pluriannuel portant sur la fourniture de GNL soute pour alimenter le « Honfleur » au port de Ouistreham. Le 20 juin dernier, BAI1 avait confirmé la commande de ce nouveau navire, le premier ferry français propulsé au GNL, qui assurera la liaison entre Ouistreham et Portsmouth à partir de 2019. Le GNL est appelé à devenir une solution attractive pour le monde maritime en raison de ses performances environnementales. Il permet de répondre aux nouvelles réglementations en soufre de l’Organisation Maritime Internationale (OMI), en zones d’émission contrôlée (ECA) depuis 2015 et sur le plan mondial à partir de 2020 (Global Cap). Le GNL réduit également les émissions d’oxydes d’azote (NOx), de particules, et de CO2.
11 juillet- Total et Qatar Petroleum reprennent l’exploitation du champ pétrolier offshore géant d’Al-Shaheen pour une durée de 25 ans, à compter du 14 juillet 2017. Le champ produit 300 Kb/j. La concession sera exploitée par la North Oil Company (NOC), société commune de Total (30 %) et Qatar Petroleum (70 %).
25 juillet- le Groupe et Worldline signent des accords commerciaux de financement et de coopération technologique avec la Fintech africaine InTouch pour accompagner le déploiement du «Guichet Unique » dans huit pays africains : le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Kenya, le Mali, le Maroc, la République de Guinée et le Sénégal. Le «Guichet Unique » met à disposition des réseaux de distribution un terminal unique permettant d’accepter une large gamme de moyens de paiement sécurisés et pratiques (monnaie électronique, cartes privatives et cash).
27 juillet- Total annonce pour le deuxième trimestre 2017 (T2) un résultat net de 2,5 Md$ (en hausse de 14% par rapport au T2 2016), soit un résultat de 0,97 $ par action. Total a par ailleurs enregistré une production d’hydrocarbures de 2 500 kbep/j au 2ème trimestre 2017 et généré 3,1 Md$ de cash-flows après investissements, hors acquisitions-cessions.
27 juillet- Après avoir effectué son chargement à l’usine GNL de Snøhvit en Norvège dans laquelle Total est partenaire à hauteur de 18,4%, le méthanier brise-glace « Christophe de Margerie » prend la route du Nord pour rallier Boryeong en Corée du sud, où il livrera une cargaison de GNL pour le compte de la branche Gas, Renewables &Power de Total. Une première mondiale à souligner car il s’agit du premier voyage d’un bateau de GNL commercial seul sur la route du Nord, qui permet de rejoindre l’Asie en 15 jours par le détroit de Behring, contre 30 jours lorsque l’on passe par le Canal de Suez.
21 août- Total acquiert la totalité du capital de la société d’exploration-production Maersk Oil & Gas A/S (Maersk Oil), filiale à 100 % de A.P. Møller – Mærsk A/S. L’accord prévoit que A.P. Møller – Mærsk recevra l’équivalent de 4,95 milliards de dollars en actions Total et que Total reprendra à son compte 2,5 milliards de dollars de dette de Maersk Oil
30 août- Total met en production les champs de gaz et de condensats d’Edradour et Glenlivet, situés dans près de 300 à 435 mètres de profondeur d’eau, à l’ouest des îles Shetland, à proximité des champs de Laggan-Tormore mis en production en février 2016. Edradour et Glenlivet ont une capacité de production de 56 000 barils par jour équivalent pétrole (bep/j).
4 septembre- Total annonce la signature d’un accord avec Foreign Petroleum Exploration Company (KUFPEC) pour la cession de sa participation résiduelle de 15 % dans le champ de Gina Krog, situé en Norvège. Cet accord s’inscrit dans le prolongement de la transaction conclue en 2016 entre Total et KUFPEC, portant sur des actifs situés dans les eaux norvégiennes de la mer du Nord, dont une participation de 15 % dans le champ de Gina Krog. Le montant de ces deux opérations s'élève à 617 M$.
8 septembre- Patrick Pouyanné approuve et soutient vendredi l'appel du président Emmanuel Macron à une plus grande vigilance vis-à-vis des investissements chinois dans des industries stratégiques européennes, se faisant l'écho d'inquiétudes des milieux politiques et économiques. «C'est un sujet pour nous tous. Les Chinois [...] sont sur le mode offensif sur l'Europe comme ils l'ont été sur l'Afrique» a déclaré Patrick Pouyanné.
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LES BIOCARBURANTS
 



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LES CARBURANTS ALTERNATIFS CHEZ TOTAL

Cet article constitue le troisième volet de notre série consacrée aux biocarburants et aux carburants alternatifs. Il aborde l’implication début 2017 de Total sur l’ensemble de ces sujets.
LES BIOCARBURANTS
TOTAL incorpore des biocarburants depuis 1993 et est aujourd'hui un acteur majeur dans cette filière.
Ces incorporations ont lieu essentiellement en Europe mais en fonction des réglementations nationales des incorporations peuvent aussi être faites en Asie ou en Amérique.
TOTAL a incorporé dans ses dépôts en 2014 :
• Près de 500 000 tonnes d’éthanol (sous forme d'éthanol pur ou d'ETBE) dans ses essences.
• Plus de 1,8 million de tonnes de biodiesel dans ses diesels.
LA PRODUCTION DE BIOCARBURANTS CHEZ TOTAL

TOTAL s'est lancé dans la production de biocarburants dès le début des années 90 en produisant de l'ETBE. Aujourd'hui, sur les 4 unités initialement actives, seule l'unité de Feyzin continue à produire de l'ETBE.
Un investissement de 200 M€ a été réalisé pour transformer le site de la raffinerie de La Mède en bioraffinerie, une première en France et l'une des plus grandes d'Europe. Cela apportera une réponse à la demande croissante en biocarburants. Elle produira des huiles hydrotraitées issues prioritairement d'huiles usagées et d'huiles végétales dans une moindre mesure.
500 000 t/an de biodiesel seront produits par la bioraffinerie de La Mède dès mi-2017.

                                            Photo : La Méde

LA DISTRIBUTION DES BIOCARBURANTS
Les biocarburants sont des molécules aux propriétés physico-chimiques différentes des carburants fossiles. Leur incorporation doit donc se faire dans des conditions particulières.






PROJETS EN COURS DE DÉVELOPPEMENT
TOTAL travaille également activement à la mise au point de biocarburants avancés sous forme de partenariats de recherche et développement ou grâce à des prises de participation stratégiques (Amyris).
PROJET FUTUROL
Le PROJET FUTUROL vise à mettre sur le marché un procédé, des technologies et des produits (enzymes et levures) pour assurer la production de bioéthanol de deuxième génération à partir de plantes entières dédiées mais aussi de coproduits agricoles et forestiers, résidus verts et autre biomasse lignocellulosique.
PROJET BioTfueL
Le projet BioTfueL vise à développer un procédé innovant de gazéification de biomasse en bio-gazole et biokérosène de grande qualité. La gazéification permet d’élargir le spectre de biomasse utilisable pour la production de bio-carburants et d’utiliser la lignocellulose (coproduits agricoles, résidus forestiers ou biomasse spécifique). Ce procédé permet également de pouvoir traiter des charges fossiles en mélange avec de la biomasse, notamment pour tenir compte du caractère saisonnier de la ressource.
Les biocarburants produits seront exempts de soufre et de composés aromatiques. Ils seront utilisables, seuls ou en mélange, dans tous types de moteur diesel et turboréacteurs d'avion.
PARTICIPATION
Depuis 2010, Total est partenaire d’Amyris, une société américaine spécialisée dans les biotechnologies et le développement de biomolécules pour les carburants et la chimie verte.
Grâce à leurs recherches, les équipes ont mis au point un procédé de transformation du sucre en farnésane, la molécule phare d’Amyris, qui peut être directement incorporée dans le diesel ou les carburants pour l’aviation sans modification technique des moteurs. Produit au Brésil dans une usine certifiée par RSB (Roundtable on Sustainable Biomaterials), le farnésane permet de réduire jusqu’à 90% les émissions de CO2 par rapport aux carburants fossiles.

En juin 2014, après deux ans de tests et plusieurs vols de démonstration, le biocarburant de Total et Amyris a obtenu la certification de l’ASTM International, organisme international définissant les normes et les propriétés des carburants. Cette homologation a permis de débuter la commercialisation du biokérosène auprès des compagnies aériennes et une utilisation dans l’aviation civile partout dans le monde.

Avion utilisant un biokérozéne
LE GAZ NATUREL
Total dans le cadre de son ambition de devenir la major de l’énergie responsable a entrepris de développer une offre de Gaz Naturel Comprimé (GNC) et de Gaz Naturel Liquéfié (GNL) pour accompagner la transition énergétique des transports routier et maritime.
Transport terrestre
Un ambitieux programme de déploiement du GNV (Gaz naturel véhicules) au sein du réseau de stations-service en France a été annoncé en mars 2017. Il s’agira d’une offre principalement GNC (Gaz naturel comprimé) qui constitue une solution particulièrement adaptée pour une large gamme de véhicules : légers, utilitaires, camions, bus et cars, bennes à ordures ménagères... Elle sera développée dans le réseau des stations-service TOTAL et AS24. L’objectif est de parvenir en 2026, à 110 stations proposant du GNV en France.
Transport maritime
Dans le domaine maritime, les évolutions règlementaires poussent les acteurs du secteur à réduire l’impact environnemental de leurs activités.
Pour Total, fournir à ses clients un carburant marin ne dégageant ni soufre, ni particule, et moins de CO2 et de NOx. Le GNL, s’inscrit pleinement dans son ambition de devenir la major de l’énergie responsable.
Depuis quelques mois plusieurs accords ont déjà été signés avec des acteurs importants du transport maritime CMA CGM, Brittany Ferries et récemment Pavillon Gas à Singapour.
Sur un marché de 250 millions de tonnes par an, tous carburants de soute confondus, la consommation de GNL pourrait représenter 10 millions de tonnes d’ici à 2025. L’objectif de Total est de capter 10 % de ce marché.
L’HYDROGENE

Depuis plus de 10 ans, TOTAL est impliqué dans le domaine de la mobilité de l'hydrogène et permet à ses clients d’accéder depuis 2002 dans des endroits sélectionnés à un ravitaillement en hydrogène carburant.
La proportion d'hydrogène vert à partir de sources d'énergie renouvelables a augmenté de façon continue aux stations de remplissage d'hydrogène TOTAL.
En Allemagne Total s’est impliqué dans la distribution d’hydrogène en participant à un projet de déploiement de stations hydrogène soutenu par le gouvernement.

                       photo station- service allemande distribuant de l’Hydrogène

L’ELECTRICITE
Début 2017 TOTAL a annoncé travailler sur un plan destiné à « mailler les grands axes routiers » en France. Un projet, dont le calendrier précis n’est pas encore divulgué, qui permettra à tout conducteur de voiture électrique de trouver une borne de recharge rapide dans une station-service Total.
A raison d’une borne installée tous les 150 à 160 km, ce réseau privé serait complémentaire au réseau CORRI-DOOR créé sous l’impulsion d’un consortium rassemblant EDF, Renault Nissan, BMW et Volkswagen.