Délégation Rhône-Alpes Auvergne(RHA)    
   
Délégué
Pierre PROCUREUR
12 rue Paul Dukas
69680 CHASSIEU
04 72 02 17 91

pierre.procureur@wanadoo.fr


 Déléguée Adjointe
Marie-Thérèse FEILLENS
63 rue d'Ethivy
69700 ST.ANDREOL LE CHATEAU
04 78 81 29 03
mt.feillens@free.fr

Trésorière
Marie-Claude TAREL
35 rue des Colonges
69230 St.GENIS-LAVAL
04 78 70 20 88
mc.tarel@wanadoo.fr

                                                    
          P.Procureur                       M-T.Feillens                          M-C.Tarel

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Lors du scrutin 2015 ont été élus pour la Délégation Rhône-Alpes/Auvergne, et après validation par l'Assemblée Générale du 9 avril 2015 :

   En tant que Titulaire : Pierre PROCUREUR
                                    En tant que Suppléant : Marie-Thérèse FEILLENS
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COMPOSITION DU BUREAU Délégation RHA,
vos interlocuteurs :


Pierre PROCUREUR Délégué régional
12, rue Paul-Dukas  69680 Chassieu
pierre.procureur@wanadoo.fr
Tél. : 04 72 02 17 91
Portable : 06 85 71 18 05

Marie-Thérèse FEILLENS Suppléante
63, rue d’Ethivy
 69700 St Andéol-le-Château
mt.feillens@free.fr
Tél. : 04 78 81 29 03
Portable : 06 03 00 08 96

Marie-Claude TAREL Trésorière
35C, rue des Collonges  69320 St Genis-Laval
mc.tarel@wanadoo.fr
Tél. : 04 78 70 20 88
Portable : 06 80 15 86 14

Paul VETTER Voyages
25, lotissement les Mûriers 38780 Estrablin
vetter.paul@wanadoo.fr
Tél. : 04 78 58 00 04
Portable : 06 20 94 85 84

Christiane BONNET Sorties à la journée
5 bis, cours Albert-Thomas  69003 Lyon
bonnet.christiane@free.fr
Tél. : 04 72 13 01 37
Portable : 06 30 88 41 81

Fernand TAREL Réseau amitié
35C, rue des Collonges 69320 St Genis-Laval
mc.tarel@wanadoo.fr
Tél. : 04 78 70 20 88
Portable : 06 85 71 18 04

Gisèle CODORO Réseau amitié
64, rue Ampère 69310 Pierre-Bénite
gcodoro@sfr.fr
Tél. : 04 78 51 38 63
Portable : 06 83 06 02 76

Jean-Claude MAURIN Communication
35 ter, rue Jean-Perret  69630 Chaponost
jeanclaude.maurin@numericable.com
Tél. : 04 26 64 91 37

Philippe NAILLAT Conseiller du Délégué
12, rue des Alouettes  69340 Francheville
naillat@numericable.com
Tél. : 04 78 59 15 36
Portable : 06 61 26 82 74

Emmanuel LUCAS de LEYSSAC Antenne de Grenoble
28, avenue La Bruyère 38100 Grenoble
e.deleyssac@wanadoo.fr
Tél. : 04 76 40 32 85
Portable : 06 81 29 26 07

Michel BEAUDET Réseau amitié
29, chemin de la Vernique 69160 Tassin-la-Demi-Lune
Beaudet.michel@neuf.fr
Tél. : 04 78 34 86 18

Roger COLOMBIN Sorties culturelles
1bis, rue Bellevue 69740 Genas
roger.colombin@wanadoo.fr
Tél. : 04 78 90 11 08
Portable : 06 32 21 38 63

Philippe BRUE Sorties culturelles
17, avenue Maréchal-de-Saxe 69006 Lyon
phbe@wanadoo.fr *
Tél. : 04 78 52 72 63
Portable : 06 67 62 54 25

Chantal CORNAGLIA Réseau amitié
203, chemin des grandes terres 69380 Marcilly d’Azergues
cornaglia@wanadoo.fr
Tél. : 04 78 43 01 97 
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Quatre jours à Barcelone

39 participants, 12/16 septembre 2016.

Il faudra s’y faire : depuis que l’état d’urgence et la paranoïa sécuritaire nous ont sevrés de la bien commode possibilité de garer nos voitures sur le parking de la raffinerie, l’endroit le plus satisfaisant pour passer de la locomotion individuelle à la collective – en d’autres termes le parking gardé – se trouve dans un lieu un peu farfelu qui porte le nom d’ « Alyse ». En fait, il est prévu pour les gens qui vont prendre l’avion - ça réfère à Lyon Saint Exupéry, pas à des baies ou des vents exotiques, Alyse – mais on n’a pas trouvé mieux et moins cher, à ce jour, dans la périphérie lyonnaise pour laisser les voitures pendant plusieurs jours avec la garantie de les retrouver intactes au retour, alors c’est là qu’on se donne rendez-vous. Le car de Carlo nous y attend donc aux petites heures, ce lundi matin, et nous voilà partis vers le sud. A l’échangeur de Loriol, nous prenons nos amis Samuel qui habitent la région et, à midi, frontière franchie, nous sommes comme prévu à Rosas.

Nous commençons par la visite en petit train via le bord de mer puis en découvrant le panorama de plus en plus magnifique au fur et à mesure qu’on s’élève en escaladant les collines qui dominent la ville : le paysage est beau et les maisons sont assorties, ce n’est pas un Sarcelles sur mer… A l’heure espagnole, vers quatorze heures, nous dégustons notre première paëlla au bord de la piscine d’un super hôtel restaurant à Empuria Brava. Il fait un peu chaud, mais le vent marin est un climatiseur naturel efficace. Barcelone n’est plus très loin et nous y parvenons vers 18h30. L’hôtel Rialto est tout à fait confortable et central : nous nous y installons pour quatre nuits et, si quelques courageux vont faire un tour de découverte, la majorité, après la douche de rigueur et le repas-buffet, se réfugie avec délectation dans les bras de Morphée.

Au petit déjeuner, le lendemain matin, nous faisons la connaissance de Béatrice, l’Hispano Suissesse qui va nous servir de guide pendant les trois jours suivants : d’entrée, elle fait étalage d’une rare érudition et d’une infinie gentillesse, c’est un bonheur de l’écouter et nous l’apprécierons durant tout le séjour.

Nous commençons par le traditionnel tour de la ville en bus, c’est vraiment une mégapole, Barcelone. Les boulevards et avenues sont longs et larges, les constructions anciennes et récentes ont fière allure, tout est d’une propreté méticuleuse. Une fois acquise cette vue d’ensemble – et la torpeur consécutive à un peu trop bon petit déjeuner dissipée – Béatrice nous fait débarquer au centre de la cité sur la place Saint Jacques où se trouvent l’hôtel de ville et le palais du gouvernement régional de Catalogne. Notre hôtel est à cent mètres de là… Nous empruntons les fameuses Ramblas : malgré le nom pluriel, c’est une seule grande avenue qui va vers la mer. Au bout, il y a le port de commerce et la colonne Christophe Colomb du haut de laquelle, à soixante mètres du sol, le découvreur de l’Amérique montre du doigt la direction du large. Carlo nous attend pour nous ramener au centre.

Nous passons devant le village olympique des jeux de 1992 et nous débarquons à proximité de la première réalisation de l’architecte Antoni Gaudi offerte à nos yeux éblouis, la Casa Battló. C’est un immeuble de cinq étages restauré de fond en comble en 1904 : première réalisation du célèbre architecte, toute en courbes, dans un style pour le moins original… L’édifice reçut l’appellation de « maison des baillements » et de "maison des os" pour l’aspect de ses grandes baies et colonnes : il est dissymétrique, tourmenté et il attire l’œil, difficile de passer devant sans se poser des questions…

                          
        Dans le même secteur, une autre réalisation de l’artiste, la Casa Milà, dite la Pedrera,

commandée dans la foulée de la première, est de même hauteur, mais plus grande et plus classique bien qu’également toute en courbes, colonnes et grandes baies. On aura l’occasion de voir pas mal d’autres réalisations du même auteur qui était soutenu par son grand ami et mécène, le richissime Eusebi Guëll. Mais assez de Gaudi pour aujourd’hui, nous retournons à la mer, au port de plaisance où se trouve notre restaurant du jour : excellent repas à base de « tapas » très variées en qualité et en quantité. Nous nous rendons ensuite dans le quartier gothique dont la plupart des constructions datent du XViéme siècle et nous visitons la cathédrale et son cloître. Il fait très chaud et le retour à l’hôtel climatisé est particulièrement apprécié.

Carlo nous largue d’entrée au Parc Guëll, sur une colline de Barcelone, le lendemain matin : c’est une réalisation de Gaudi, à la fois architecte et paysagiste, toujours dans son style tout en courbes.

         
Le groupe au parc Guël

C’est ce que nous appellerions maintenant un lotissement : ce bon Guëll tout en étant un mécène était philanthrope avec modération et son idée n’était pas de faire du logement social mais des villas pour gens aisés dans un site protégé. En fait il ne s’en construisit que trois, une pour Guëll lui-même – charité bien ordonnée… -, l’autre pour Gaudi et sa nièce, la troisième pour un notable de la ville et ce fut un disciple de l’architecte qui s’en chargea. En ce lieu, très couru par les touristes, tout est en courbes harmonieuses se mariant avec la nature, on découvre entre autres des viaducs, une grande esplanade où se tenaient différentes animations supportée par des colonnes donnant l’impression, vue par dessous, d’un temple grec. C’est là que nous avons choisi d’immortaliser notre groupe.

Nous prenons notre repas de 14h dans un restaurant sis en face de la future entrée principale du « temple expiatoire » de la Sagrada Familia.

La Sagrada familia
A 31 ans, l’incontournable Gaudi se vit charger (suite à des querelles de chapelle, ça va de soi) de la continuation de cet édifice commencé quelques années avant par un certain Del Villar. Personnage fort religieux, voire carrément bigot, Gaudi devait faire là l’œuvre de sa vie et il s’y consacra totalement. Edifice énorme, 120 mètres de long sur quarante de large, entièrement financé, au moins au départ, par des fonds privés et des dons divers, sa construction se fit avec une sage lenteur et, à la mort de Gaudi, en 1926, il n’y avait guère qu’une petite partie qui était sortie de terre. Consacrée par Benoît XVI en 2010, cette église hors norme n’est pas encore finie à ce jour et les travaux sont planifiés jusqu’en 2026. C’est énorme, tarabiscoté à l’extrême et plein de symboles qu’il faut connaître pour apprécier l’ensemble.

On sort de là un peu chancelants et, pour nous achever, le soir, après le repas, nous avons droit à une soirée flamenco : dans un autre style, ça aussi, il faut aimer…

Après le petit déjeuner du quatrième jour, nous partons à pied en direction de l’ancien quartier juif situé pas très loin de notre hôtel puis nous rejoignons les Ramblas pour descendre vers le port. Béatrice, décidément intarissable, nous explique l’origine des différents immeubles et monuments remarquables qui bordent ce cours avec, pour certains, toujours la patte de Gaudi : l’Opéra, le marché couvert, le théâtre et, dans une rue perpendiculaire encore une maison construite de toute évidence par l’inévitable grand homme pour son ami Guëll.

En bas, vers la gare maritime, Carlo nous attend avec son bus pour nous conduire sur la montagne : Montjuich, 176 mètres d’altitude, d’où on a une très belle vue panoramique sur la ville et son port. La construction de la plupart des anciens bâtiments de la ville a été faite à partir des pierres de cette colline, la Sagrada Familia aussi d’ailleurs. Toute cette colline est très arborée, on y respire mieux qu’en bas et c’est très agréable. C’est peut être pour cette raison qu’on y trouve le stade olympique et ses installations : elles avaient été commencées pour les jeux de 1936 que ce bon Hitler a finalement piqués à son ami Franco pour cause de guerre civile et menées à terme pour ceux de 1992.

Séquence émotion, en rejoignant le bus après cette visite, nous avons la surprise d’y trouver une des dames du groupe qui avait préféré rester là parce qu’elle se sentait fatiguée. Mais elle est carrément inanimée, rien à faire pour la réveiller. Alors Béatrice appelle le Samu local, une ambulance vient la chercher et l’emmène aux urgences. Ce genre d’évènement provoque un malaise général et la visite du "pueblo español" n’a pas le succès qu’elle aurait mérité : c’est un village dans la ville où chaque quartier présente les caractéristiques d’une région du pays.
Puis nous redescendons vers le centre ville et, au passage, nous faisons le tour du stade de foot du "Barça", le "Camp Nou" : Barcelone est à juste titre fière de son stade, le plus grand d’Europe et le douzième en taille du monde avec 99 354 places : quand un match le remplit, si on compte seulement 20 euros la place, c’est un placement de bon rapport… Il fait toujours très chaud et nous rejoignons l’hôtel avec soulagement. Béatrice qui a terminé sa prestation nous fait ses adieux émus.
Le soir, nous avons droit à notre cocktail traditionnel et, comme l’ambiance est un peu plombée par l’incertitude concernant le sort de notre adhérente hospitalisée, nous sommes tous infiniment soulagés de la voir réapparaître, un peu pâle mais en bon état. On peut donc se consacrer à la préparation des bagages, c’est déjà fini !

Vers 7h30, ce vendredi, Carlo reprend la route dans une circulation démente : c’est l’heure de l’embauche. Il fait toujours très beau et, après quelques arrêts « techniques », nous parvenons à La Jonquera vers 11h30. C’est le temple du commerce et les dames ne manquent pas de faire chauffer la carte de crédit. Magasinage terminé, c’est le « Grand Buffet » qui nous accueille avec son étalage de bouffe pléthorique. Il ne nous reste plus qu’à faire une petite sieste sur les sièges moëlleux de l’immense bus de Carlo en attendant de parvenir à un autre temple du commerce, l’incontournable aire de Montélimar. Bien lestés de nougats, nous pouvons affronter la pluie qui nous attend passé Vienne. Heureusement elle fait une trêve le temps que les bagages se transfèrent à 21h15 à Alyse.

Le compteur kilométrique du car accuse 1388 kilomètres de plus qu’au départ et les participants à ce beau voyage en conserveront un souvenir vraiment lumineux.

Paul Vetter et J.C.Maurin